S.O.S Comment éduquer mon enfant ?

Eveil et développement

Pour l’enfant d’intelligence normale, à la naissance il doit réagir au bruit.bébé_parle

A 2,3 mois, il gazouille.Le bébé émet des réponses vocales et visuelles.
A 4 mois, le bébé peut rire aux éclats.
A 6 mois, il imite des sons et des intonations.
A 8 mois, il comprend des petites phrases.La compréhension est là avec la parole.
A 12 mois, il utilise des » mots phrases ».
A 18mois, il utilise 50 mots.
A 24 mois, il s’est exercé à produire des sons, des intonations ainsi que des mots.Il commence à associer des mots à des situations.Il comprend le sens des phrases simples (ex: Donne moi le ballon).
Il a appris à échanger verbalement avec les autres.Il apprend qu’en parlant il peut comprendre qu’il peut avoir des choses.Il utilise le langage comme un moyen de communication.Lorsque votre enfant commence à beaucoup parler, on appelle ça « L’appétence verbale ». On ne comprend pas grand chose mais ça engage un bon pronostic.

A 3 ans, un enfant comprend tout le langage.Il a une parole qui commence à être intelligible. »TR » et « CH » sont difficiles à dire.
Il utilise des phrases avec un sujet verbe et complément et utilise le « Je ».
Il pose des questions et aime écouter des histoires.Il commence à raconter ce qu’il a fait ou vu.Il a un vocabulaire de 300 mots.

Vers 4 ans
Il commence à parler avec plus de précision.Il se repère dans le temps en utilisant des mots comme « hier » et « aujourd’hui ».
Il maitrise les mots outils comme avec, dans, parce que…
Il exprime plusieurs idées dans une même phrase: les phrases s’allongent.
Il commence souvent à acquérir les catégories d’objets: fruits avec fruits…
Il sait mettre en relation la cause à un effet: J’ai fait ça parce que…
Il maitrise l’espace: repères spatio-temporels: dessous, derrière…

Petites précisions:

Pour l’enfant bilingue, il y a souvent une année de retard entre l’acquisition « normale » du langage et la sienne.
L’enfant présentant des Reflux Gastro œsophagiens(RGO) peut avoir des problèmes au niveau du langage.En effet le RGO donnes des otites séro-muqueuses et peut participer à des problèmes d’audition.

Le stade du gribouillage

Premières traces graphiques entre 12 mois et 18 mois. Grâce au progrès psychomoteurs (maturation nerveuse) s’effectue un premier dessin qui est la trace laissée par la main: cela correspond à une décharge motrice.

De ce constat de la trace l’enfant va chercher à la reproduire. Progressivement il acquiert un contrôle de son geste.

A ce stade le dessin n’a d’autre signification pour l’enfant qu’un plaisir lié à la décharge motrice.

Le stade du réalisme fortuit

Vers 2 ans et après, de façon spontanée ou suite à une question de l’entourage, l’enfant attribue une signification à son dessin. Cette apparition d’une signification est corollaire au développement du langage chez l’enfant. La signification qu’il attribue au dessin n’est pas en rapport direct avec le tracé et un même tracé peut avoir diverses significations.

Le stade du réalisme manqué

Vers 3 ans et après, l’enfant cherche à donner une intention à son graphisme, il découvre la possibilité de représenter des objets connus. Cependant il y a un écart entre ce qu’il cherche à représenter et sa réalisation. L’intention prime sur la réalisation.

Le stade du réalisme intellectuel

Vers 4 ans jusqu’à 8 ans, il va chercher à montrer ce qu’il sait du réel. Sa maturation nerveuse lui permet une meilleure précision des gestes, il fait des progrès dans la connaissance de son environnement et dans son analyse des objets.

Les dessins sont des récits de son expérience. Il utilise des procédés graphiques tels que : la transparence (on voit ce qu’il y a à l’intérieur) , le rabattement ( les oreilles sont  décollées du visage, les pieds de la table, rabattus sur une surface plane) , la schématisation ( des petites hachures pour représenter les cheveux ou l’herbe). De façon égocentrique, l’enfant montre ce qu’il sait de son propre point de vue.

Le stade du réalisme visuel

Vers 9 ans jusqu’à 12 ans environ, l’enfant va chercher à donner une représentation objective de ce qu’il voit. Il y a un effort d’ajustement au réel, il cherche à comparer le modèle et la représentation pour qu’ils soient au plus près. Il va chercher à situer les objets dans un espace tri-dimensionnel en introduisant l’idée de profondeur par la technique de la perspective et des ombres pour signifier le volume.

 

La musique dans le développement de l’enfant

éveil musicalLe son, déjà in utero

Je pense que nous tous, nous nous sommes déjà posé la question : est ce que le fœtus entend et si oui, qu’entend-t-il ?

Au tout début, l’embryon ne ressent que des sensations tactiles, flottant dans le liquide amniotique et ne perçoit que les vibrations à la surface de son corps, comme les poissons. L’organe de l’audition du fœtus (la cochlée dans l’oreille interne) a une maturation organique et nerveuse très précoce, tout comme l’œil.

Aux environ de 6 mois de vie intra-utérine, le fœtus peut entendre. Par contre ses conduits auditifs étant bouchés, il ne perçoit que les sons par conduction osseuse comme les baleines par exemple (mammifères marins).

Mais nous allons voir que malgré cette maturité précoce, l’embryon n’entend et ne perçoit pas les sons de la même manière que le bébé une fois né.

Qu’entend le bébé in utero?

Des bruits internes constituant un bruit de fond constant : Le fœtus entend tout d’abord des bruits internes : les battements cardiaques de sa mère, ses bruits intestinaux et vasculaires.

Certains bruits externes (réactions de sursaut à un bruit fort, mouvements en réaction au sons entendus, accélération du rythme cardiaque à partir de la 30eme semaine de gestation) : la voix humaine et la musique.

En effet, seuls les sons graves, comme ceux provenant du métro, d’un avion ou de certains instruments de musique, comme le basson semblent passer à travers les obstacles fœto-maternels.

En ce qui concerne les sons un peu moins graves comme par exemple la voix humaine, il faut augmenter son intensité pour qu’elle parvienne au fœtus.

Les sons aigus ne semblent pas parvenir au fœtus.

L’abdomen maternel fait usage de filtre, ne permettant pas au fœtus d’entendre tous les bruits que pourrait entendre un bébé né. Cet abdomen filtre les hautes fréquences.

Ce filtre protège le bébé, tout comme le liquide amniotique car trop immature encore pour recevoir la vraie sonorité des bruits.

Qu’entend le bébé une fois né ?

Après son premier cri, le bébé les conduits auditifs deviennent fonctionnels.

Il est plus sensible pour les sons graves, préfère entendre sa langue maternelle qu’une langue étrangère, une voix pleine de vie plutôt que neutre, des chansons plutôt que des paroles.

Entre 4 et 6 mois, le bébé est plus apaisé par la voix mélodique de la maman que le bruit d’un hochet ou de la vision d’un visage humain, soulignant combien son univers sonore est avant tout affectif et humain.

En moins de 3 semaines de vie, le bébé fait preuve de talents vocaux tout en étant amateur de musique.

Il émet 4 cris : de colère, de faim, de douleur ou de frustration et les gazouillis apparaissent.

Pour votre information, les gazouillis sont des émissions vocales spontanées venant du bébé. Les voyelles « a » « e » et « ou » apparaissent. Ces gazouillis sont identiques chez tous les bébés du monde, même les bébés sourds, prouvant que ce langage est inné et universel.

Le bébé va pouvoir échanger avec son entourage. Il répond aux jeux vocaux de sa mère, en fonction de son état émotif. Il va émettre des gazouillis de tonalités différentes en fonction de ce qu’il désire exprimer.

Vers 5 mois, le bébé émet son « arheu, arheu », première association de voyelles par une consonne.

L’arrivée du babillage apparait entre 2 et 6 mois, après le gazouillis (3 semaines).

Le babillage consiste en la formation de sons syllabiques tels que « ba ». Vers 6 mois, la syllabe sera ensuite dédoublée ou répétée plusieurs fois de suite, « a-ta », « ma-ma-ma », « pa-pa-pa ».Ceci est du au contrôle du diaphragme et du larynx ainsi que des mouvements de la langue et des lèvres

Ces articulations syllabiques auront une signification vers l’âge de dix mois.

Vers la 32 ème semaine, le bébé va réagir à l’appel de son nom : la mère prononce son prénom en le regardant et le bébé va l’imiter, puis la maman l’imite à son tour avec des nuances dans l’intonation, des gestes, ou des sourires pour capter son attention.

Le babillage est la phase survenant avant la parole donc pré verbale du développement du langage chez l’enfant. La formation du premier mot intervient en moyenne vers l’âge d’un an.

Qu’est ce que la musique ? Quel est son intérêt, vis-à-vis du bébé et de l’enfant ?

La voix, l’instrument de musique le plus connu

La voix, c’est comme un instrument de musique.

Cet instrument provoque des intonations, des sons, des bruits des vibrations que chaque personne ressent et interprète différemment selon sa personnalité, sa sensibilité, son vécu.

En effet, une même phrase émise avec deux intonations différentes ne sera pas accueillie de la même façon.

Souvenez vous de certaines bruits qui vous étiez familier dans votre enfance et qui vous rassure, ou vous agacent.

Ces sons, mélodies du passé sont imprimées dans notre mémoire et nous font ressurgir des émotions, des sentiments.

Le sens des sons reste quelque chose d’unique pour chacun d’entre nous.

La musique

La musique est issue d’une traduction de sentiments.

Elle crée des sensations en chacun de nous qui peuvent nous aider à surmonter des événements de la vie.

Je tiens à faire la distinction entre la musique et l’éveil musical, qui lui, permet à travers des instruments de musique, des supports musicaux, de faire découvrir différents sons, mélodies, puis de les reproduire par imitation afin de développer sa créativité.

De mon avis, le tout-petit n’attend pas de nous que l’on soit des professionnels de la musique ou bien un tres bon chanteur .

En effet, le bébé n’a pas besoin que l’on chante juste pour etre attire par les sons.Il perçoit la musique au-delà de sa justesse.Rester sois meme avec nos sentiments du moments et vivre ce que l’on chante suffit pour que l’enfant soit captivé .Il faut vivre ce moment musical!

Intérêt de la musique pour l’enfant:

  • Impact positif sur le développement du cerveau

Des recherches américaines ont mis en évidence que d’écouter de la musique et ou d’en jouer avait un impact positif sur le développement du cerveau.

  • Développe la concentration

Cela développe la concentration et tolère le ressenti de certaines émotions.

  • Déclenche une sensibilité propre à chacun

Chaque, sons, musique, déclenche une certaine sensibilité chez chacun d’entre nous. Chacun ressent la musique que lui seul est capable de ressentir comme il la ressent.

  • Permet de s’évader, faire place à l’imaginaire

La meilleure des musiques peut aussi être le silence. L’enfant a besoin de silence. Il peut à ce moment la, penser, apprendre à s’ennuyer pour développer son imaginaire.

La musique permet une évasion, qui autorise une échappatoire et permet de se sentir bien avec soi même et les autres.

La musique, la voix, est créatrice de liens : attachement à la sensibilité, organise la confiance en soi de l’enfant, construit les relations, attachement aux parents :

  • Attachement à la sensibilité du parent

La voix des parents émet une sensibilité. Cette sensibilité de l’adulte, l’enfant la ressent. Il y a une transmission de la sensibilité à l’enfant et donc attachement a cette sensibilité.

  • Renforce la confiance en soi
  • Permet de développer son langage
  • Permet de développer sa créativité

Il nous vaut d’être attentifs à l’enfant et de sa sensibilité pour l’aider à s’exprimer par la voix afin de développer sa créativité.

Par l’approche de l’éveil musical par exemple (apport d’instruments de musiques, hochets…au bébé), l’enfant va mettre en œuvre sa créativité tout en jouant.

  • Permet d’évacuer des angoisses, le sécurise, renforce le sentiment de réconfort et de rassurance

Il est tout à fait normal par exemple que votre enfant vous demande plusieurs fois la même musique ou bien chante plusieurs fois le même refrain, ce n’est pas qu’il veut vous embêter, c’est que CA LE RASSURE !

  • Ouverture à la socialisation

Reproduction du même son qu’un autre enfant en l’imitant.

  • La voix mélodique des parents participe au lien d’attachement parents/enfant

Comme dans l’article précédent, nous savons que le nourrisson, bien avant son arrivée, perçoit déjà quelques sons et bruits, notamment la voix de sa mère, de son père. Il n’en perçoit que très peu la portée, mais il les entend. Il en ressent les vibrations. Ainsi, Il parvient même à en mémoriser quelques-uns, qu’il reconnait une fois né. Le nourrisson est très attentif à son environnement. Il est attire par les voix, les bruits qui l’entourent. In utero, il est capable d’identifier déjà la voix maternelle et sait reconnaître son rythme et ses intonations. Cette expérience prénatale lui permet de la reconnaître parmi d’autres des la naissance.

Le nourrisson va ainsi continuer de se nourrir de sons, ce qui va lui permettre de connaitre, et de reconnaître ceux qui vont le soutenir, le bercer, le guider.

De ce fait, nous pouvons en déduire que la voix mélodique des parents participe et renforce la fonction d’attachement : parent/enfant. Cette voix va permettre à l’enfant de s’attacher à ses parents pour l’aider à grandir et donc à se construire.

Quelques exemples :

Avant la naissance

Un papa qui joue de la guitare auprès du ventre de la maman enceinte
Une maman qui chantonne, à son bébé pendant qu’elle est enceinte.

Après la naissance :

Si le papa joue le même morceau de guitare ou bien que la maman chantonne à nouveau, on remarquera que le bébé va cesser petit à petit de pleurer, ou qu’il ouvrira les yeux s’il les fermait, signe de reconnaissance de sons familiers.

Et ceci dépend bien évidemment de la sensibilité de chacun, de sa disponibilité, de ses états- d’âmes et humeurs du moment.

Par les mots musicaux l’enfant peut trouver un réconfort ou bien un confort qui nourrit l’attachement

LES REFLEXES ARCHAIQUES OU PRIMAIRES DE VOTRE BEBE A LA NAISSANCE

Des la naissance, vous avez surement pu constater différents reflexes de votre bébé en réaction à des stimulus spécifiques.

Ces mouvements automatiques involontaires signent une certaine maturité neurologique.

Voici les différents réflexes:

  • de succion
  • d’agrippement(grasping en anglais)
  • de Moro(ou de défense)
  • de redressement et de la marche automatique
  • le réflexe des points cardinaux
  • le réflexe de survie
  • le réflexe tonique asymétrique du cou

Le réflexe de Succion

Le réflexe d’agrippement

Le réflexe de Moro

Lorsque l’environnement sensoriel du bébé change brusquement(bruit, lumière, mouvement vif), il écarte les deux bras symétriquement, se rejoignant en arc de cercle tout en relevant ses jambes en extension  et se met à pleurer.
Ce réflexe indique le sens de l’équilibre du nouveau-né.
Il disparaît vers l’âge de 3 mois, mais peut perdurer jusqu’à 5 ou 6 mois.
Ne vous inquiétez donc pas,votre bébé n’est pas nerveux!, c’est simplement un réflexe archaïque signifiant une procédure de défense !

Le réflexe de redressement et de la marche automatique

Le réflexe des points cardinaux

Le réflexe de survie

Le réflexe tonique asymétrique du cou

Ces réflexes sont présents des la naissance puis s’estompent  et disparaissent dans les semaines voir les mois à venir.
Par contre, certains réflexes primaires demeurent présents, même en grandissant : le hoquet, le bâillement, l’éternuement, la déglutition, la toux, le clignement des yeux…

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