Ce qu’il faut savoir avant de commencer à allaiter

Toute femme enceinte se pose des questions sur l’allaitement. Doivent-elles allaiter, quel est l’intérêt d’allaiter ?Comment faire en sorte que l’allaitement se passe au mieux ?Y a-t-il des règles et techniques à respecter ?Quels sont les conseils à suivre ?Quand arrêter ?
Venez consulter ces dossiers d’allaitement pour répondre à toutes vos questions et devenir une professionnelle de l’allaitement !

Les bienfaits de l’allaitement

  • Les bienfaits d’allaiter pour bébé

Vous vous posez des questions sur l’intérêt d’allaiter votre bébé, vous vous interrogez sur ses bienfaits ? Cet article vous aidera à comprendre les bienfaits de l’allaitement tant pour l’enfant que pour la mère.  N’hésitez pas à assister à la Prochaine semaine mondiale de l’Allaitement Maternel qui  aura lieue le du 1 er au 7 aout 2022.

C’est la journée internationale de l’allaitement. Allaiter ou pas ? De nombreuses futures mamans hésitent. Pour vous aider à sauter le pas, voici un petit tour d’horizon des bienfaits de l’allaitement

Sommaire

  • Dans le colostrum, le nouveau-né reçoit beaucoup d’IgA (Immunoglobulines A),

 

Lors de l’allaitement, la mère transmet ses propres anticorps à l’enfant : les IgA dont est particulièrement chargé le colostrum. Ainsi, ils rendent la muqueuse de l’intestin du bébé imperméable aux agents infectieux. D’où une meilleure santé et une immunité du bébé très puissante contre les bactéries et les virus.

  • Les nourrissons allaités ont moins de risque d’otites, de gastro-entérites, d’infections respiratoires, d’affections diarrhéiques d’infections urinaires et d’allergies
  • Les bébés allaites ont une meilleure réponse aux vaccins

 

  • 2. La composition du lait maternel diffère du lait artificiel

En effet le lait artificiel contient des glucides, des protéines(en trop grande quantité), des lipides (différents de ceux dans le lait maternel), des minéraux, des vitamines, des oligo-éléments, du fer(en trop grande quantité, ainsi que l’aluminium et la phénylalanine…) mais

 

ils ne contiennent pas d’anticorps, de cellules vivantes, d’enzymes, d’hormones, de facteurs de croissance, d’oligosaccharides et d’autres bonnes choses favorisant la croissance du cerveau et du corps du bébé.

 

  • 3. L’allaitement diminue les risques d’obésité et de surpoids de l’enfant

Selon des études, la présence de leptine dans le lait maternel régulerait la taille des adipocytes et les lipides, très gras, présents  dans le lait humain freineraient la multiplication des cellules graisseuses pendant les premières années de l’enfant.

  • 4. l’allaitement diminue le risque d’allergie

Plus la mère allaite, moins il y a de risques pour l’enfant d’avoir des problèmes d’allergies dans leur enfance et plus âgés.

Cela est du a la présence d’anticorps dans le lait humain qui neutralisent la présence d’antigène alimentaires en protégeant la barrière intestinale de l’enfant.

 

  • 5. L’allaitement renforce la création des liens affectifs entre la mère et l’enfant

L’allaitement est un moment d’échanges privilégié entre la mère et son enfant  renforçant les liens affectifs. De nombreux psychologues insistent sur l’importance de l’allaitement sur le comportement psychoaffectif du nourrisson.

Les liens affectifs créés jouent sur la physiologie de la lactation.

Selon l’humeur de la mère : anxiété ou confiance, le bébé le ressentira et aura un impact sur la lactation.

Si le cadre de l’allaitement est instauré dans la confiance, la succion du bébé déclenchera la sécrétion de prolactine, déterminant la sécrétion lactée et d’ocytocine, responsable de l’éjection du lait, aboutissant à la réussite d’un bon allaitement. A la fin  des tétées nutritives, se succède les tétées dites « câlins », ou le bébé  se détend, commence à s’assoupir et prend un temps de succion non nutritive pour lui.

Ce temps de succion participe aussi à un rapprochement du lien mère-enfant qui le rassure,

Aussi, ce temps de succion fait travailler les muscles de la mâchoire du bébé qui lui permettront surement d’avoir une bonne dentition et de lui éviter un port d’appareil dentaire future !

  • Les bienfaits d’allaiter pour la maman 

 

  • 1. Ca réduit le budget bébé puisque c’est gratuit !

En effet, le lait, ainsi que tous les accessoires pour le chauffer, le stériliser, représentent une part non négligeable du budget ! En allaiter, vous faites donc de réelles économies !

  • 2. Ca vous simplifie la vie et c’est plus pratique que de donner le biberon !

Pas besoin d’acheter quoi que se soit, de stocker les biberons, de transporter le lait en poudre, de chauffer le lait ou bien stériliser les biberons ! Votre lait est toujours à disposition(ou presque…), aseptique et tiède. Bébé peut alors boire quand il veut et ou il veut !

  • 3. Aide maman à retrouver la forme

L’allaitement aide à retrouver un retour à la normal de l’appareil génital. Lorsque bébé tète, il déclenche un réflexe qui provoques des contractions utérines.

Aussi, des études ont démontrées que l’allaitement permettait aux mères de retrouver la ligne plus rapidement ! Il aiderait à garder une poitrine plus ferme et de limiter l’apparition de vergetures du fait qu’il empêcherait un relâchement trop brutal de la peau.

 

  • 4. L’allaitement permet à la mère de se remettre plus rapidement en forme après l’accouchement

 

  • La tétée et les contractions utérines qu’elle provoque diminuent les risques d’hémorragie, musclent le périnée et aident l’utérus à retrouver plus vite sa taille, sa forme et sa tonicité. Et donc à retrouver plus rapidement un ventre plat. Idéal pour les femmes qui ont subi une césarienne !

 

  •  Une perte de poids accélérée, surtout si on allaite longtemps.

 

  •  C’est une véritable anti-déprime pour la jeune maman, du fait du grand nombre d’endorphines secrétées au moment de la tétée.

 

  • 5. Aide maman à se protéger de certaines maladies

L’allaitement aide la mère à se protéger des maladies puisqu’il réduit le risque de cancer du sein et de cancer des ovaires.

Pour la mère, l’allaitement diminue la venue du diabète, de la maladie de Crohn, de la recto-colite hémorragique et de la mort subite du nourrisson.

Elles sont moins prédisposées au cancer du sein pré-ménopausique, du cancer de l’ovaire et de l’ostéoporose.

 

 

 

Cela ne vous dit rien ? Son principal objectif, c’est de promouvoir l’allaitement. Lisez cet article pour en savoir plus encore !

  • 1. Qu’est ce que c’est ? :

La Leche League est une un réseau d’entraide internationale de promotion de l’allaitement maternel.

La Leche League est présente dans plus de 70 pays. Elle est la plus grande source mondiale d’information sur l’allaitement et les sujets qui vont avec comme le sommeil.

Date de création et fondatrices :

Elle a été créée le 17 Octobre 1956 à Franklin Park par deux femmes, Mary White et Marian Tompson, qui souhaitaient promouvoir l’allaitement maternel.

    1. Un réseau d’animatrices formées de mères

La Leche League est composé d’animatrices bénévoles étant des mères qui ont déjà allaités et ont eu des formations.

Elles pourront vous apporter des informations, des suggestions et du soutien en tenant compte de vos propres choix dans toutes les étapes de votre projet d’allaitement : démarrage, retour à la maison, reprise du travail, sevrage, etc.

 

Vous pouvez les contacter par téléphone ou bien les rencontrer lors des diverses réunions qu’elles organisent dans toute la France.

 

  1. La leche League est composé de divers professionnels de santé

 

Ces divers professionnels de santé sont spécialisés en allaitement, physiologie de la lactation et pédiatrie.

 

 

4. La Leche League, un service de formation

 

En plus de cette aide par ces bénévoles, La Leche League organise des congrès, séminaires et formations ouverts aux animatrices, parents et professionnels de santé.

 

 

 

 

  • Tout savoir sur le rythme et le déroulement des tétées -L’Hygiène mammaire

 

Combien de fois mon enfant doit-il téter ? Comment se déroule une tétée ? Dois-je me laver les seins après chaque tétée ?Comment puis-je savoir si mon enfant a une bonne succion au sein ? Ces articles vont vous aider à y répondre.

 

  • 1. Le rythme des tétées

Pendant les premières semaines, les bébés au sein tètent 8 à 12 fois par jour ; ils passent ainsi, en moyenne, 4 à 6 heures par jour au sein.

Il est important de savoir que pendant les premières semaines de vie, les tétées sont fréquentes et irrégulières.

Il ne faut pas établir de règles strictes comme par exemple : « 8 tétées par jour pendant un certain laps de temps » car ce qui est important c’est de savoir comment le bébé tète ; un bébé qui tète efficacement 5 fois  par jour se portera beaucoup mieux qu’un bébé qui « est au sein » « 8 fois par jour pendant un certain laps de temps » mais qui ne tète pas correctement.

Il est très important pour les mères qu’elles sachent faire la différence entre téter et « être au sein », où le bébé tète mais pas forcement correctement.

Il est clair qu’il existe une grande variabilité interindividuelles quant aux nombres de tétées quotidiennes ; l’une des raisons de ces variations est la différence de capacité de stockage mammaire (chez une même mère : d’un sein à l’autre) entre les mères : en effet, à production lactée quotidienne équivalente, les femmes ayant une capacité de stockage mammaire plus basse doivent faire téter leur enfant plus souvent

  • 2. Le déroulement de la tétée
  • Etre dans une position confortable ou l’on se sent à l’aise et décontracté. Cela peut être : Assise ou allongée, avec coussins ou sans…Bébé bien face à elle
  • La mise au sein de l’enfant est l’action sur laquelle il est important de s’appliquer et de prendre son temps  pour que le bébé soit bien positionné afin d’éviter toutes crevasses.
  • Le ventre du nourrisson contre celui de la maman,
  • Bouche grande ouverte, pour que le bébé prenne le sein le plus loin possible.

Son menton contre le sein, et la bouche à hauteur de l’aréole. Il doit avoir le mamelon et une partie de l’aréole dans la bouche pour bien téter .Le bébé recouvre plus d’aréole avec sa lèvre inferieure qu’avec sa lèvre supérieure et ses lèvres sont complètement retroussées sur le sein.

CARACTERISTIQUES D’UNE BONNE SUCCION, SIGNE D’UNE BONNE MISE AU SEIN :

La succion est faite de mouvements amples et réguliers généralement associés à des bruits de déglutition audibles.

Le mamelon pointe vers le toit du palais. La maman ne doit pas se pencher pour allaiter, c’est le bébé qui doit aller au sein. En cas de douleur, il vaut mieux retirer le bébé du sein en mettant le petit doigt entre ses gencives puis recommencer. Cela peut prendre un peu de temps avant que l’enfant apprenne à bien téter.

  1. L’hygiène des seins

Il ne faut pas nettoyer les mamelons avant et/ou après chaque tétée ; cela supprime la lubrification qui protège naturellement le mamelon. La peau des mamelons est fragile et une hygiène normale au savon doux est largement suffisante.

Evitez d’avoir recours à des savonnages intempestifs ou d’appliquer divers produits desséchants ou susceptibles de provoquer des réactions allergiques.

ASTUCE : Au début de l’allaitement, la maman peut étaler sur ses mamelons, à la fin de la tétée, un peu de colostrum ou de lait « gras » de fin de tétée.

Les lactariums, qu’est-ce que c’est ?

 

Si vous produisez beaucoup de lait, ne savez pas quoi en faire, orientez vous vers les lactariums. Si vous faites le ramadan et voulez faire un don de lait, venez lire cet article.

Sommaire

  • 1. Premier lactarium en France, Définition?
  • 2. Qui peut recevoir du lait des lactariums ?
  • 3. Qui peut donner son lait ?
  • 4. Comment s’effectue le recueil du lait ?
  • 5. La distribution du lait, comment se fait-elle ?
  • 6. Quelles sont les autres missions des lactariums ?

 

1. LE PREMIER LACTARIUM EN FRANCE :

Il existe 17 lactariums en France.

Ce sont des centres de collecte, d’analyse, de traitement et de distribution du lait de femme. Leurs conditions d’installation et de fonctionnement sont définies par arrêté ministériel.

Le premier lactarium de France a été fondé en 1947, à l’Institut de Puériculture de Paris.

Ainsi, les lactariums délivrent le lait de femmes collecté  sur prescription médicale aux particuliers et aux hôpitaux.

Son prix de vente est fixé par arrêté ministériel publié au Journal Officiel.

Le don de lait n’est pas rémunéré.
2. QUI peut recevoir du lait des lactariums ?

Le don de lait s’adresse prioritairement à ces enfants-ci :

  • les enfants prématurés,
  •  les nourrissons présentant certaines pathologies gastro-entérologiques,
  •  une insuffisance rénale sévère ou une intolérance très importante au lait de vache.

3. QUI peut donner son lait ?

Les femmes qui allaitent et qui le désirent peuvent donner leur lait jusqu’à 6 mois après avoir accouché. Il leur suffit d’appeler le lactarium le plus proche de leur domicile pour monter un dossier.

Le lactarium leur demandera un certains nombre d’informations, comme la quantité de lait qu’elles produisent, si elles prennent des médicaments et d’autres questions concernant leur santé.

En effet, certaines informations d’un point de vu médical peuvent restreindre le don de lait maternel et être incompatible.

Des tests de dépistage obligatoires gratuits (VIH, HTLV, Hépatite A, Hépatite B) sont réalisés  par le lactarium, après le premier entretien et le questionnaire médical remplit.

Ils sont renouvelés tous les trois mois.
4. COMMENT s’effectue le recueil du lait ?

Une personne du lactarium vient déposer chez vous tout le matériel dont vous avez besoin (tire-lait, biberons stériles, étiquettes de marquage, etc.) pour recueillir votre lait.

Par contre, il est important de respecter  quelques mesures d’hygiène comme :

-Bien laver et dégraisser le matériel de recueil du lait et le stériliser

-Bien nettoyer ses seins et ses mains avant chaque recueil au savon doux et sécher.

-Une fois le lait recueilli, le refroidir sous l’eau froide et le stocker au réfrigérateur après avoir collé une étiquette avec la date et l’heure du recueil.

Un collecteur viendra le récupérer à votre domicile tous les quinze jours environ, avec un sac/glacière isotherme pour  respecter la chaîne du froid.
5. la distribution de lait, COMMENT se fait-elle ?

Après divers contrôles bactériologiques au lactarium, et contrôle des étiquettes, et d’authenticité, le lait est décongelé et pasteurisé.
– à 58° pendant 1 heure ;
– à 63° pendant 30 minutes.

Il est alors recongelé en attendant d’autres examens bactériologiques.

Il peut alors être distribué auprès des hôpitaux, maternités, particuliers (sur prescription médicale, remboursé à 100°/ par la Sécurité Sociale)
– congelé : conservation à –18°C pendant 6 mois ;
– lyophilisé : conservation à température ambiante pendant 18 mois

  • Allaitement au-delà des 12 mois , quel est l’ intérêt et quels phénomènes cela implique ?

 

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS),  préconise l’allaitement maternel exclusif jusqu’aux 6 mois de l’enfant. Au delà, l’allaitement renforce le lien d’attachement mère-enfant. Mais qu’est ce que cela peut impliquer comme phénomènes vis-à-vis du couple, du regard des autres ?

  • 1. Allaiter au delà des 6 mois de l’enfant

La plupart du temps, les mères allaitent jusqu’à la reprise de leur travail, c’est-à-dire 10 semaines environ.

En effet, concilier allaitement et travail n’est pas toujours évident pour les mères ; il faut qu’elles aient un endroit assez calme de promiscuité pour tirer leur lait, et cela prend du temps pour tirer leur lait.

Mais beaucoup de femmes, malgré les contraintes que l’on peut entendre, la reprise du travail ne les empêche pas de continuer à allaiter.

Certaines crèches d’entreprise sur Paris comme celle au sein du Ministère de la Santé, offre la possibilité aux mères qui désirent continuer d’allaiter une salle d’allaitement.

Ainsi, les mères peuvent partager des moments dans la journée avec leur enfant tout en les allaitant, sur leur lieu de travail, pour leur plus grande joie. C’est un moment de détente et de bonheur pour elles.

  • 2. Le lait maternel est-il encore un aliment important après 12 mois ?

Selon certaines études, même après la deuxième année de l’enfant, le

lait maternel constitue encore 40% des apports caloriques de la journée. Le lait change et sa composition s’adapte. Le lait de la mère suit la croissance de l’enfant. Il y a toujours autant d’anticorps présents dedans pour aider l’enfant  à lutter contre les microbes.

De plus, lorsqu’il est malade, faite l’expérience, l’enfant refuse tout aliment sauf le sein !

 

  • 3. Combien de temps l’allaiter alors ?

 

Selon des  anthropologues l’allaitement est prévu jusqu’à la chute

des dents de lait, c’est-à-dire vers les 6 ans de l’enfant. Les Inuits, traditionnellement allaitent jusqu’à 7 ans. Il n’y a pas de durée de déterminée réellement mais ce qui est important de savoir c’est que l’allaitement maternel fourni à l’enfant la nourriture mais aussi la confiance et la sécurité affective. Vous pourrez choisir d’arrêter cette relation ou laisser votre enfant en

prendre l’initiative vers 3, 4,5 ans voir plus !

 

  • 4. Allaitement prolongé et regard des autres :

 

Dans notre culture occidentale, voir des enfants de plus d’un an être allaité est assez rare. Ainsi certaines personnes mal informées peuvent être choquées par ce fait.

Vous pouvez prendre la décision de les éviter en allaitant discrètement à l’abri de leur regard (en en ayant discuté au préalable avec votre enfant et obtenu son accord) ou participer à des association de groupes  de soutien regroupant  d’autres mères dans la même situation que vous qui œuvrent pour réhabiliter l’allaitement prolongé et penser qu’allaiter est un droit que vous pouvez

pratiquer partout où vous pouvez légalement aller

avec votre bébé.

 

  • 5. Allaitement et vie de couple

L’allaitement tisse des liens intimes entre la mère et son enfant. Ce sont des moments assez réguliers qui consacrent du temps pour la mère. Il se peut que le père ne sache plus trouver sa place au sein de la dyade mère-bébé. Pour  que le père trouve sa place, la mère peut lui proposer de prendre le bébé après la tétée pour l’aider à faire son rot. Il est important que le père ait des moments à partager auprès de son enfant. Si le père est jaloux de ne pas pouvoir lui aussi, nourrir son enfant, la mère peut alors essayer de préparer des biberons de lait maternel qu’elle aura tiré. La mère pourra alors profiter de ces moments pour s’occuper d’elle et se reposer.

  • 6. Comment concilier allaitement et grossesse ?

Certaines femmes viennent de donner naissance et retombent enceinte peu de temps après. Elles pensent que l’allaitement empêche de retomber enceinte, mais cela est une fausse idée reçue.

Elles désirent alors continuer à allaiter leur bébé pendant leur grossesse. Cela ne pose aucun problème. Il est important de savoir que le bébé ressent que la mère est enceinte et peut alors se sevrer tout seul du sein. Ainsi, il boira moins au sein ce qui diminuera la fréquence de la lactation, due aussi au fait que le gout du lait change lorsque la maman est enceinte. La maman peut aussi avoir envie de moins donner le sein, du aux seins plus douloureux et le fait aussi de pouvoir mal vivre l’ambivalence qui peut se créer lorsque l’on allaite son enfant qui reste bébé en tétant et d’avoir un bébé qui grandit dans son ventre.

 

  • 6. Comment se préparer au sevrage

En effet, certaines mères cessent l’allaitement au bout de quelques mois pour multiples raisons : reprise de leur travail, du manque de lait, de la difficulté pour le père de trouver sa place au sein du « couple mère/enfant », ou bien la peur du regard des autres si la mère allaite plus de 6mois.

 

Jusqu’aux six mois de bébé, vous pouvez lui donner que du lait. Apres, le bébé a d’autres besoins à combler et ressent l’envie de gouter aux  solides. Ceci est tout à fait normal mais cela ne signifie pas la fin

de l’allaitement maternel.

Au contraire ! Votre bébé a encore énormément

besoin de ces moments de proximité avec vous, de câlins,

des bienfaits de votre lait (ses anticorps, ses calories,

ses vitamines… sa composition si spécifique

a son développement).

 

Alors, ne jetez pas tout d’suite l’éponge, chaque problème a une solution, quelque soit les raisons, vous pouvez toujours continuer d’allaiter si l’envie est toujours la !

 

 

  • Allaitement : une pression sociale ressentie

Avec toutes les informations divulguées des bienfaits de l’allaitement, on remarque un renforcement de la pression sociale chez les professionnels de la Santé ainsi que les proches des femmes qui viennent d’accoucher sur la nécessité d’allaiter.

  • 1. Les mères sont-elles libre dans la prise de décision d’allaiter ?

Depuis que l’O.M.S. a proclamé la bienfaisance de l’allaitement jusqu’aux six mois du bébé, tous les expert ne cessent de rappeler la nécessité d’allaiter pour les mères.

Mais nombreux sont les témoignages de mères qui soutiennent le fait qu’elles ne ressentent pas la liberté de faire le choix d’allaiter ou non à la maternité .La pression familiale se fait ressentir aussi, bon nombre de pères désirent que leur femme allaite, du fait des nombreuses informations diffusées sur l’allaitement et sur le fait que le lait artificiel ne peut se substituer aux bienfaits du lait maternel. Elles le ressentent alors comme une obligation et quasi une in tolérance en les faisant culpabiliser.

 

  • 2. Une contradiction des professionnels de santé

Beaucoup de professionnels, comme nous l’avons mentionné précédemment ont du mal a accepter qu’une mère ne désire pas allaiter son enfant mais quand la mère n’arrive pas à allaiter, nombreux d’entre eux vont alors leur proposer des biberons de substitution la nuit !

Ce qui entrave rend difficile le déroulement de l’allaitement puisque le bébé va préférer téter au biberon, ou la succion est plus facile à effectuer et ne désirera plus téter au sein, car encore trop jeune pour avoir bien saisit la succion au sein.

Les professionnels devraient plutôt encourager la mère à faire téter son enfant en lui apprenant à bien le positionner lors de la mise au sein et lui proposer des laits de substitut à la pipette par exemple si son sein est trop douloureux.

De plus, il existe une deuxième contradiction de leur part lorsqu’ils ne comprennent pas le non désir d’une mère à allaiter et de proposer à la mère d’arrêter l’allaitement peu de temps la reprise de son travail.

En effet, les professionnels devraient plutôt les soutenir dans leur souhait de vouloir continuer à allaiter après la reprise de leur travail et leur expliquer que cela est tout à fait possible !